Le
Chiffrage du programme
Depuis près de quinze ans, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de baisser les dotations de l’État aux communes, les privant progressivement de leur capacité d’action. Ces dotations se sont effondrées sous le mandat présidentiel de François Hollande, pour continuer à s'amenuiser depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Ainsi, la ville de Pantin est passée de 9,4 millions d’euros de dotation de l’État en 2013, à seulement 155 000 en 2025, soit plus de 85 millions d’euros de manque à gagner ! La suppression de la taxe d’habitation par Emmanuel Macron a perpétué cet affaiblissement des communes et leur féodalisation à l’État et aux politiques d’austérité menées par les gouvernements à sa tête.
Malgré cette politique de dépossession des communes que nous combattons, des leviers existent. Pantin a les moyens de mener une politique ambitieuse, sociale, écologique et émancipatrice, à condition de faire des choix clairs et de planifier l’action municipale.
En 2025, Pantin s’est doté d’un budget de 227,5 millions d’euros dont :
Ce reste d’auto-financement est plus conséquent que la moyenne des villes de taille similaire à la nôtre, qui s’élève généralement autour de la dizaine de millions d’euros. Aussi, Pantin est une des villes d’Est Ensemble avec le plus de capacité d’investissement : 898€ par habitant·en contre 457€ en moyenne dans les villes comparables. Ce bon état des finances nous donne les capacités d’investir pour mener de grands projets.
Changer la vie à Pantin est possible, il n’y a qu’à faire le choix politique de réaliser cette ambition. Nous le faisons. Ainsi, parmi nos priorités, nous prévoyons d’investir :
Pour permettre à toutes et tous de mieux vivre et faire de Pantin une ville émancipatrice et plus démocratique, nous prévoyons de renforcer les moyens de la ville à hauteur de :
PLANIFIER POUR MIEUX INVESTIR ET RÉPONDRE AUX BESOINS DES PANTINOIS·ES
En complément des capacités propres de la ville pour financer ces investissements, nous pourrons avoir recours à l’emprunt, ce que Pantin fait déjà pour financer ses équipements publics. Les communes sont des interlocuteurs de confiance pour mener des emprunts, et la ville de Pantin a des saines, lui permettant d’emprunter à des conditions raisonnables et maîtrisées.
Contrairement à ce que matraquent les libéraux dogmatiques, la dette publique n’est pas un mal en soi. La commune, comme l’État, ne gère pas sa dette comme un ménage : elle dispose de recettes pérennes, d’une stabilité financière et d’une capacité de planification dont nous allons pleinement nous saisir.
De plus, les investissements réalisés grâce à ces emprunts sont socialement et écologiquement utiles : ils amélioreront durablement les services publics, réduiront les dépenses futures et contribueront à de meilleures recettes à moyen et long terme.
En planifiant notre projet pour la ville sur l’ensemble des sept années de mandat, nous pouvons ainsi gérer stratégiquement nos emprunts pour mener les investissements nécessaires aux besoins des Pantinois·es.
PLUS DE JUSTICE FISCALE ET TARIFAIRE À PANTIN
Pour améliorer la vie de tous les jours et financer durablement les services publics municipaux, nous mènerons une politique de justice fiscale locale. Nous refondrons la fiscalité locale sur les entreprises pour mettre davantage à contribution les plus grandes structures, en fonction de leur taille et de leur capacité contributive, tout en protégeant les petites entreprises et les commerces de proximité. Ces grandes entreprises bénéficient du cadre de vie de Pantin, il est donc normal qu’elles contribuent à son financement.
Nous refondrons les règles de calcul du quotient familial pour qu’il soit réellement progressif et tienne mieux compte des ressources et des charges des familles, en particulier monoparentales. Nous harmoniserons l’ensemble des tarifs municipaux autour de ce principe, tout en développant la gratuité dans des domaines essentiels au bon déroulement de la vie comme l’école, la culture et le sport.
Cette justice fiscale et tarifaire permettra de renforcer l’accès aux services publics, tout en permettant à chacun·e de contribuer selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins.
MOBILISER TOUS LES LEVIERS DE FINANCEMENT
D’autres leviers permettront de dégager des ressources supplémentaires sans faire peser l’effort sur les Pantinois·es. Nous réorienterons notamment une partie des dépenses aujourd’hui consacrées à la vidéosurveillance, pour un montant estimé à environ 1 million d’euros par an, vers des politiques sociales, de prévention et de médiation sur le terrain plus efficaces et plus justes.
Nous poursuivrons et renforcerons le recours aux subventions et cofinancements, en mobilisant l’ensemble des partenaires possibles : Est Ensemble, département, région, État, ADEME, CAF, Sécurité sociale, ARS, CPAM, etc.. Ces financements permettront d’accompagner nos investissements et nos politiques municipales ambitieuses, notamment en matière de bifurcation écologique, de petite enfance, d’éducation, de santé et de solidarité.
Enfin, les investissements planifiés que nous mèneront sur la ville comme la rénovation énergétique, la végétalisation et la cantine centrale nous permettront de générer des économies d’ensemble à moyen et long terme, qui pourront être réinvesties pour continuer à faire mieux pour Pantin.